Définition de l’ajustement chiropratique

Selon L’Organisation Mondiale de la Santé (L’OMS est l’autorité directrice dans le domaine de la santé des travaux ayant un caractère international au sein du système des Nations Unies), l’ajustement chiropratique se définie comme suit: « Tout acte chiropratique utilisant essentiellement force, pression, direction, amplitude et vélocité contrôlées, qui est appliqué à des articulations et aux tissus adjacents. Les chiropraticiens recourent à ces actes pour agir sur la fonction articulaire et neurophysiologique. »

Les ajustements chiropratiques administrés de manière efficiente et appropriée sont sûrs et indispensables pour enrayer et soigner un certain nombre de problèmes de santé. Les protocoles manuels employés en chiropratique présentent toutefois certains risques et contre‐indications connus.

Pourquoi l’ajustement chiropratique est perçu comme dangereux ?

Parce qu’en général, les gens ont de la difficulté à faire la nuance entre ce qui est dangereux de ce qui est risqué! Le danger se définit comme étant toute source potentielle de dommage, de préjudice ou d’effet nocif à l’égard d’une personne dans certaines situations, alors que le risque se définit comme la probabilité qu’une personne subisse un préjudice ou des effets nocifs pour sa santé en cas d’exposition à un danger. L’évaluation des risques est le processus qui consiste à déterminer les dangers, examiner ou à estimer les risques associés à un danger et identifier les moyens appropriés pour éliminer ou maîtriser ces risques.

Pour faire une analogie simple à comprendre, il existe un risque qu’un avion s’écrase sur votre maison mais il n’est pas dangereux d’y habiter puisque les chances que cela se produise, statistiquement, sont à peu près nulles.

Donc, il existe un risque ou une probabilité statistique connue, suite à un ajustement chiropratique,  qu’une personne subisse un préjudice ou des effets nocifs pour sa santé. Mais cette probabilité est si statistiquement minuscule, que l’ajustement chiropratique n’est pas dangereux quand il est prodigué par un docteur en chiropratique qui, par sa formation universitaire exhaustive dans le domaine du diagnostic musculosquelettique, lui permet de considérer l’existence ou non de contre-indications à l’ajustement et de l’utiliser ou non selon son jugement clinique.

Les contre‐indications de l’ajustement chiropratique vont de la non‐indication lorsque la manipulation ou la mobilisation n’ont aucun effet positif sans toutefois avoir d’effet négatif, à la contre‐indication absolue lorsqu’elles procurent un danger réel pour l’existence du patient. Dans grand nombre de cas, l’ajustement chiropratique peut être contre‐indiqué sur une partie de la colonne vertébrale et avoir des effets bénéfiques dans une autre région. Il ne faut pas perdre de vue qu’en plus d’utiliser l’ajustement chiropratique, le chiropraticien dispose d’un vaste répertoire de techniques manuelles à savoir, la traction manuelle, l’étirement passif, le massage, la compression ischémique des points gâchette et des techniques réflexes dédiées à simplifier la douleur et les spasmes musculaires.

Pour mettre en perspective les risques associés à différentes situations

  • David Ropeik, un instructeur de la communication des risques à l’Université Harvard, conclut en 2006 que les chances de mourir dans un accident d’avion sont de une sur 11 millions;
  • Selon Ropeik, les chances de mourir dans un accident de voiture sont de une sur 5 000;
  • Les chances de mourir dans une attaque de requin sont de une sur 3,1 millions;
  • Selon le Dr Scott Haldeman DC, MD, PhD, FRCP(C), FCCS(C), FAAN, professeur émérite à l’Université de Californie, suite à une étude menée sur une période de 10 ans, il y aurait une complication grave sur 5.85 millions d’ajustements chiropratiques;
  • Un voyageur pourrait voler, en moyenne, une fois par jour pour 4 millions d’années avant de succomber à un accident d’avion mortel.

Chaque intervention thérapeutique comporte un risque

Malheureusement, pour la manipulation vertébrale, certaines personnes mal informées ou, pire encore, mal intentionnées, laissent parfois courir des contre-vérités, pour faire peur aux patients.

Voici la liste des contre-indications absolues:

  1. anomalies telles que hypoplasie de l’apophyse odontoïde, instabilité de l’os odontoïde, etc.
  2. fracture aiguë
  3. tumeur intra‐médullaire
  4. infections aiguës telles que ostéomyélite, spondylodiscite et tuberculose vertébrale
  5. tumeur méningée
  6. hématomes intramédulaires ou intracanaliculaires
  7. tumeur maligne de la colonne vertébrale
  8. hernie discale franche avec déficit neurologique progressif
  9. invagination basilaire de la colonne cervicale
  10. malformation d’Arnold Chiari au niveau des cervicales supérieures
  11. dislocation d’une vertèbre
  12. formes agressives de tumeurs bénignes telles que kyste anévrismal des os, tumeur à cellules géantes, ostéoblastome bénin ou ostéome ostéoïde
  13. appareil de fixation/réduction interne
  14. lésion néoplastique d’un muscle ou d’autres tissus mous
  15. signes de Kernig ou de Lhermitte positifs
  16. hypermobilité congénitale généralisée
  17. signes d’instabilité
  18. syringomyélie
  19. hydrocéphalie dont l’étiologie n’est pas connue
  20. diastématomyélie
  21. syndrome de la queue de cheval

Réduire le risque au minimum les risques associés à l’ajustement chiropratique ou la manipulation vertébrale

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Imagerie médicale

Comme vous pouvez le constater, il s’agit ici de conditions qu’on rencontre peu fréquemment chez nos patients mais qui nécessitent, en général, l’utilisation d’imagerie médicale comme la radiographie ou la résonance magnétique(IRM) afin de détecter ces contre-indications afin de réduire le risque statistique au minimum.

Conclusion

L’ajustement chiropratique ou la manipulation vertébrale n’est pas dangereux, quand il est effectué par un professionnel de la santé compétent, comme le docteur en chiropratique.